Palworld

Les jeux vidéo, quand l’énergie compte.

Palworld : notre base fonctionnait très bien sans nous

Notre base dans Palworld avait un étage parce qu’on avait fini par manquer de place au sol. C’est à peu près tout ce qu’il faut savoir sur son architecture.

On ajoutait ce dont on avait besoin quand le besoin apparaissait. Des stations de fabrication, des lits, puis un étage posé au-dessus parce qu’il fallait bien continuer à construire quelque part. Les Pals étaient affectés là où ils semblaient utiles. On n’a jamais cherché à transformer l’endroit en modèle d’efficacité.

J’ai quand même essayé de lui ajouter une vraie défense une fois : une mitrailleuse montée. À ce moment-là, il fallait l’alimenter en munitions et lui affecter un Pal. Pendant les attaques, le résultat ne m’a pas convaincu. Elle monopolisait un Pal qui me paraissait finalement plus utile à combattre directement.

J’ai démonté la mitrailleuse. On n’en a plus jamais remis.

La base a continué comme avant.

Le craft avançait pendant qu’on était ailleurs

C’était surtout là qu’elle nous servait. On lançait des sphères, des armes, des munitions, des selles ou des armures. Les Pals faisaient avancer la fabrication pendant qu’on explorait, capturait ou allait tenter autre chose.

Quand on revenait, c’était rarement pour passer une soirée à réorganiser la base. On déposait les ressources ramenées, on récupérait ce qui avait été produit et on lançait éventuellement la fabrication suivante.

De temps en temps, on remplaçait aussi un ancien Pal par un nouveau. Parfois parce qu’il était plus efficace. Parfois simplement parce qu’on le trouvait plus cool.

La base n’était pas autonome au point de pouvoir être abandonnée indéfiniment. Il fallait toujours choisir ce qu’on voulait fabriquer, apporter les ressources et faire évoluer les Pals qui y travaillaient. Mais entre deux passages, elle continuait. Le temps de production ne nous obligeait pas à rester à côté des établis.

C’est probablement là que notre façon de jouer s’est décidée sans qu’on s’en rende vraiment compte.

À partir du moment où la base faisait le boulot, on n’avait pas spécialement envie d’y passer la soirée pour gagner encore un peu d’efficacité. Elle nous servait surtout à préparer ce qu’on allait faire ensuite.

Suffisamment bien, puis dehors

On aurait pu refaire l’étage, améliorer les trajets, revoir les affectations, chercher les meilleurs Pals pour chaque poste et reconstruire une partie de l’ensemble pour gagner en efficacité.

On ne l’a pas fait.

Tant que les sphères sortaient, que les munitions arrivaient, qu’une selle ou une nouvelle pièce d’armure pouvait être lancée avant de repartir, l’organisation était considérée comme suffisante.

Ce choix avait une conséquence très concrète : les ressources et surtout le temps que nous n’investissions pas dans la base repartaient ailleurs avec nous.

Quand on se demandait quoi faire ensuite, la réponse venait presque toujours de la carte. Il restait un coin à explorer. Un Pal manquait encore au Paldex. Il fallait faire quelques captures de plus pour récupérer le bonus. Un boss pouvait peut-être enfin être tenté. Et pendant longtemps, il y avait Jetragon quelque part devant nous comme un objectif qu’on n’avait pas encore atteint.

Les nouveaux Pals entraient bien sûr dans la base quand ils pouvaient améliorer quelque chose. Mais ce qui comptait le plus restait souvent ce qu’ils allaient nous permettre de faire dehors : progresser, explorer plus loin, affronter autre chose ou simplement compléter encore un peu le Paldex.

La base accompagnait tout ça sans réclamer le centre de la partie.

La base n’a jamais remplacé le jeu

C’est ce que je trouve finalement le plus intéressant dans notre partie de Palworld.

Le jeu nous donnait largement de quoi passer davantage de temps à la base. On pouvait chercher de meilleurs Pals pour chaque tâche, revoir leurs affectations, corriger les trajets, reconstruire certains postes ou simplement essayer de faire tourner l’ensemble plus proprement.

Chez nous, ça s’arrêtait généralement beaucoup plus tôt.

On revenait parce qu’on avait besoin de préparer la sortie suivante. On déposait ce qu’on avait ramené, on récupérait les fabrications terminées, on lançait ce qui manquait, parfois on échangeait un Pal contre un autre, puis on repartait.

Même son architecture racontait cette logique. L’étage n’était pas là parce qu’on avait imaginé une meilleure base. Il était là parce qu’on n’avait plus de place et qu’il fallait continuer à produire quelque part.

Je serais incapable de le redessiner proprement aujourd’hui. Je me souviens beaucoup mieux de ce qu’il nous permettait de faire ensuite.

C’est peut-être pour ça que cette base bancale a si bien fonctionné pour nous : elle n’a jamais pris plus de place dans la partie que ce dont on avait besoin.

Notre base fonctionnait très bien sans nous.

Et surtout, elle nous laissait partir.