No Man's Sky : l'infini commence à montrer ce qui me manque
Au début de No Man’s Sky, une nouvelle planète suffit facilement à me donner une raison d’avancer.
Je me pose, je regarde, je scanne, je repars.
Ce que je n’ai pas encore vu est quelque part devant moi.
Puis je suis entré dans l’Anomalie.
Et pour la première fois, le jeu ne m’a pas seulement montré ce qu’il me restait à découvrir.
Il m’a montré ce que les autres avaient déjà.
Voir les autres change l’échelle
Dans l’Anomalie, les autres joueurs sont là avec leurs vaisseaux, leurs combinaisons, des modèles que je ne connais pas encore, des améliorations et des objets dont je ne comprends parfois même pas l’utilité.
Ce n’est pas seulement agréable de croiser quelqu’un dans un univers immense.
C’est aussi une comparaison qui arrive presque sans prévenir.
Avant, mon vaisseau était surtout celui qui me permettait de partir.
Là, il devient aussi celui que je gare à côté de ceux des autres.
Je peux continuer à aimer ce que j’ai. Mais désormais je sais qu’il existe autre chose.
Et surtout, je peux le voir.
L’infini ne montre plus seulement des paysages
C’est à partir de là que mon rapport à l’exploration a commencé à changer.
Une planète pouvait toujours être belle, étrange ou simplement nouvelle. Mais elle pouvait aussi devenir une étape vers autre chose.
Une ressource.
Une amélioration.
Une monnaie à comprendre.
Quelque chose qui rapproche d’un vaisseau, d’un équipement ou d’une possibilité aperçue ailleurs.
Le geste reste souvent identique : atterrir, scanner, chercher, repartir.
Ce qui change, c’est la question derrière.
Au début, je pouvais me demander : qu’est-ce qu’il y a ici ?
Plus tard, il m’arrivait davantage de me demander : est-ce qu’il y a ici quelque chose dont j’ai besoin ?
Ce que l’Anomalie ajoute à l’univers
No Man’s Sky reste immense après ça.
Mais l’immensité n’est plus tout à fait vide de comparaison.
L’Anomalie introduit une sorte d’échelle dans un jeu qui pouvait jusque-là donner l’impression de ne pas en avoir.
Il y a mon vaisseau, puis ceux que je vois passer.
Ce que je comprends déjà, puis les systèmes que je découvre chez les autres avant même de savoir comment les atteindre.
Ce que je possède, puis tout ce que le jeu me laisse soudain entrevoir.
Je n’ai pas cessé d’explorer à ce moment-là.
J’ai simplement commencé à explorer avec davantage de choses en tête.
Quand je ne regardais plus les planètes de la même façon
C’est probablement ce que l’Anomalie a le plus changé pour moi : pas l’univers lui-même, mais la façon dont je le regardais.
Avant, l’infini était surtout ce que je n’avais pas encore découvert.
Après avoir vu les autres, il est aussi devenu ce que je n’avais pas encore obtenu.
Et dans un jeu construit autour de milliards de mondes, cette petite comparaison a suffi à changer la raison pour laquelle j’en visitais certains.