No Man's Sky
No Man’s Sky se basait sur l’exploration.
Mais ce n’est pas l’exploration qui le fait durer.
Un jeu d’exploration infinie.
Des milliards de planètes.
Des couleurs improbables.
Des créatures étranges.
Un décollage, une descente, un nouvel horizon.
On était seul face à l’univers.
Et, au début, ça suffisait.
Ce que le jeu semble être
Découvrir. Voir ce que personne n’avait vu. Aller plus loin.
L’univers semblait ne demander qu’une chose : être parcouru.
Le moment où notre vision bascule
La bascule ne vient pas d’une planète.
Elle vient de l’Anomalie.
On y entre encore explorateur.
Puis on voit les autres joueurs.
Leurs vaisseaux.
Leurs combinaisons.
Des modèles qu’on ne connaît pas.
Des boutiques.
Des devises inconnues.
Des améliorations qu’on n’a même pas encore imaginées.
Et là, quelque chose change.
On n’est plus seul.
On ne regarde plus l’univers de la même manière.
On voit ce qu’on n’a pas encore.
L’infini change quand on n’est plus seul.
Ce que le jeu demande réellement
Il ne demande pas seulement d’explorer.
Il demande de se fixer un but.
Construire une base.
Accumuler.
Améliorer son vaisseau.
Comprendre les monnaies.
Optimiser ses trajets.
L’exploration ne disparaît pas.
Elle change de rôle.
On ne visite plus une planète pour la surprise.
On la visite pour ce qu’elle peut apporter.
Quand ça change
Le premier décollage est contemplatif.
Le dixième est stratégique.
On ne scanne plus pour découvrir.
On scanne pour savoir si ça vaut le coup.
Le geste reste le même.
L’intention change.
À qui ça convient / à qui ça coûte
Cela conviendra à ceux qui aiment se donner un but dans un univers immense.
Cela coûtera davantage à ceux qui cherchent une exploration qui se suffit à elle-même.
Ce qu’on finit par comprendre
No Man’s Sky a attiré par l’infini.
Ce n’est pas l’infini qui m’a retenu.
C’est le fait de ne plus être seul dedans.